Découvrez les tendances 2026 !

BLOG | Ibexa Summit : ce qu’il fallait retenir de l’édition 2026 de Lisbonne
12/02/2026
Et si le véritable défi du MarTech n’était plus le choix des outils, mais leur capacité à fonctionner ensemble de manière cohérente et durable ?
C’est autour de cette question que s’est articulée l’édition 2026 de l’Ibexa Summit, organisée sur deux jours à Lisbonne, qui a réuni 350 partenaires, clients et équipes produit. Trois collaborateurs de l’agence digitale de Klee Group ont participé à cet événement, mêlant annonces stratégiques, sessions produit et retours d’expérience, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’IA et la remise en question des stacks marketing fragmentées.
Ce Summit a marqué une étape importante dans l’évolution du positionnement marché d’Ibexa, au point que l’on peut presque parler de révolution.
D’un empilement d’outils à une logique d’orchestration
Les keynotes d’ouverture ont posé un constat largement partagé dans l’écosystème MarTech : les approches best-of-breed, longtemps privilégiées, montrent aujourd’hui leurs limites. Accumulation d’outils, complexité opérationnelle, ruptures dans les parcours clients et difficultés de gouvernance sont devenues des problématiques récurrentes, notamment dans les organisations internationales.
L’irruption de l’IA agit ici comme un révélateur. Plusieurs intervenants ont souligné que, sans socle cohérent ni orchestration réelle, les projets d’IA peinent à produire des résultats tangibles, tout en augmentant les coûts et la dépendance technologique. C’est dans ce contexte qu’Ibexa revendique une évolution vers une plateforme d’orchestration marketing, visant à coordonner contenus, données et activations tout au long du cycle marketing.
Une unification progressive des briques MarTech
L’annonce structurante de cette édition concerne le regroupement, sous la marque Ibexa, des solutions du portefeuille QNTM — Actito, Qualifio, Quable et Raptor — ainsi que le lancement de Cohesivo, un nouveau CMS SaaS présenté comme nativement orienté IA.
Le message est clair : il ne s’agit pas de fusionner ces outils dans une suite monolithique, mais de proposer une couche d’orchestration commune, reposant sur une DXP composable.Chaque produit conserve son périmètre fonctionnel et sa roadmap, tout en s’inscrivant dans une logique d’intégration plus poussée. Cette approche intermédiaire cherche à répondre à une tension bien connue des équipes marketing : arbitrer entre liberté de choix et cohérence globale.
Cohesivo, de son côté, illustre la volonté d’Ibexa de repositionner le CMS comme un composant stratégique de la chaîne de valeur marketing, notamment via la création de contenus assistée par l’IA. Reste à observer comment ces promesses se traduiront concrètement dans les usages.
Retours clients : la technique ne suffit pas
Les retours d’expérience présentés ont mis en lumière des cas d’usage à grande échelle, avec des volumes de données importants et des contraintes fortes en matière de performance et de conformité. Si les bénéfices d’architectures plus intégrées sont réels, plusieurs témoignages ont rappelé que la réussite repose autant sur l’organisation que sur la technologie.
Gouvernance des données, structuration des taxonomies, clarification des responsabilités entre équipes marketing, IT et data : autant de sujets récurrents, qui dépassent largement le choix des outils. L’orchestration apparaît ici moins comme une solution clé en main que comme un cadre structurant, nécessitant des arbitrages et une maturité organisationnelle suffisante.
Ce que nous retenons
Ce Summit 2026 confirme une tendance de fond : le marché MarTech entre dans une phase de rationalisation, où la question n’est plus seulement « quels outils choisir ? », mais comment les faire réellement travailler ensemble. L’orchestration marketing, telle que présentée par Ibexa, apporte des éléments de réponse intéressants, tout en soulevant des questions concrètes sur l’implémentation, la gouvernance et l’accompagnement du changement.
Pour les ESN et leurs clients, l’enjeu dépasse la plateforme elle-même : il s’agit de concevoir des architectures durables, capables d’intégrer l’IA sans perdre en lisibilité ni en contrôle. C’est probablement sur ce terrain — plus organisationnel que technologique — que se jouera la valeur réelle de ces nouvelles approches.
Un article de Laurent ANDRAUD, Olivier GOSSELIN et Joannice HIVER.