
PRESSE | LeBigData : "Google préparerait avec AMD une puce IA que personne n'attendait"
17/08/2026
François Constantin, Responsable du Centre d’excellence chez Klee Group, est cité par LeBigData.fr dans un article publié le 17 août 2026. Le sujet : une rumeur selon laquelle Google étudierait avec AMD une puce IA hybride, qui combinerait dans un seul composant le calcul spécialisé d’une TPU et des cœurs de processeur généraliste (CPU). Ni Google ni AMD n’ont confirmé ce projet à ce stade.
Pourquoi le processeur classique revient dans la course
François Constantin pointe un changement majeur : l’essor de l’apprentissage par renforcement redistribue le calcul. Auparavant, former un modèle consistait surtout à lui faire digérer de très gros volumes de données. Désormais, il faut aussi lui soumettre des problèmes, puis contrôler ses réponses pour encourager les bonnes démarches de raisonnement. Ce contrôle sollicite de plus en plus les processeurs généralistes, à mesure que les cas à valider se complexifient. Il prend tout son sens quand la justesse d’un résultat se mesure sans ambiguïté, par exemple en mathématiques ou en programmation. Illustration : un modèle écrit un programme, il faut le lancer pour savoir s’il fonctionne, et ce verdict sert ensuite à faire progresser le modèle.
Rapprocher CPU et accélérateur, une évolution logique
Les architectures historiques associaient environ deux CPU à huit accélérateurs. Les générations récentes font davantage de place au CPU. François Constantin en tire une conséquence : lorsque les deux composants approchent de la parité, les installer au même endroit devient très attractif. Ils peuvent alors s’appuyer sur la même mémoire et s’échanger les données plus vite, ce qui réduit les temps morts pendant l’entraînement.
Un enjeu qui dépasse Google
L’article replace ce projet dans une course plus large : les grands groupes ne cherchent plus seulement à signer la meilleure puce, ils conçoivent des machines entières adaptées au travail des agents IA. Microsoft, Amazon et Meta développent eux aussi leurs propres circuits. Le CPU, longtemps cantonné à un rôle d’accompagnement, assume une part grandissante du travail productif.